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Produits structurés : guide complet pour investisseurs français (2026)

Produits structurés : guide complet pour investisseurs français (2026)

Publié : 19 avril 2026 Temps de lecture : 14 min Mis à jour : avril 2026

Ce qu'il faut retenir

Un produit structuré, c'est un placement où la banque vous promet un rendement sous conditions. Si les conditions ne sont pas remplies, le rendement disparaît — et vous pouvez perdre une partie de votre capital.

Ces produits sont en général bloqués pendant 8 à 12 ans. Sortir avant coûte cher. Les frais sont intégrés dans le produit, pas affichés sur une ligne séparée.

Pour un investisseur qui veut un rendement lisible, un bien immobilier derrière, et la possibilité de revendre quand il veut : le marché secondaire des SCPI est une piste différente à comparer.

Qu'est-ce qu'un produit structuré ?

Un produit structuré est un placement que vous achetez à une banque ou un assureur. En échange de votre argent, on vous promet de vous rembourser plus tard, avec un rendement — mais seulement si certaines conditions sont respectées.

C'est différent d'un livret A ou d'un fonds euros, où le rendement est connu à l'avance et garanti. Ici, le rendement dépend de ce qui se passe sur les marchés financiers pendant la durée du produit.

Imaginez ce scénario.

Une banque vous propose : "Donnez-nous 10 000 €. Dans 8 ans, on vous rend vos 10 000 € plus 6 % par an, soit 4 800 € de gains. Mais seulement si la Bourse ne s'effondre pas de plus de 40 % pendant ces 8 ans."

Si la Bourse reste stable ou monte → vous récupérez 14 800 €.

Si la Bourse s'effondre de 50 % à la mauvaise date → vous perdez une partie de vos 10 000 €.

Voilà un produit structuré dans sa version la plus simple.

En pratique, les conditions sont souvent plus complexes que cet exemple, ce qui rend ces produits difficiles à évaluer sans formation financière.

Comment ça fonctionne

Derrière le produit que vous achetez, la banque réalise un montage en deux parties.

La protection du capital

La banque place une grande partie de votre argent dans des obligations très sûres — pensez à des bons d'État. Ces obligations rapportent peu, mais leur rôle est de reconstituer votre capital à l'échéance. Si vous mettez 10 000 €, peut-être 8 500 € servent à acheter ces obligations.

Le pari sur les marchés

Les 1 500 € restants servent à acheter des contrats financiers qui vont générer le rendement promis — si les conditions sont respectées. Plus le rendement promis est élevé, plus le pari est risqué.

En image :

Votre 10 000 € = 8 500 € en "coffre-fort obligataire" + 1 500 € en "pari sur la Bourse"

Si le pari réussit → vous touchez vos 6 % par an

Si le pari échoue → vous ne touchez rien, et selon le produit, vous pouvez perdre une partie du coffre-fort

La banque gagne de l'argent sur les deux parties : une marge sur les obligations, et une marge sur les contrats. Ces marges ne sont jamais affichées séparément sur votre relevé.

Le rendement est conditionnel

Le rendement affiché — par exemple 6 % par an — n'est pas un rendement garanti. C'est le rendement versé si les conditions définies dans le contrat sont respectées à chaque date d'observation.

La barrière

La quasi-totalité des produits structurés grand public en France contiennent une barrière. C'est un seuil de baisse que le marché de référence ne doit pas dépasser.

Comment lire une barrière.

Le produit est lié à un indice boursier qui vaut 100 au départ. La barrière est fixée à –40 %, soit 60 sur l'indice.

Si l'indice vaut 70 à la date d'observation → il est au-dessus de 60 → vous touchez votre coupon.

Si l'indice vaut 55 à la date d'observation → il est sous la barrière → vous perdez votre coupon, et potentiellement une partie de votre capital.

Une barrière à –40 % semble confortable. Mais en 2008, les marchés mondiaux ont perdu plus de 50 % en un an.

Les deux scénarios

Scénario favorable

Le marché reste stable ou monte pendant 8 ans. Vous récupérez votre capital + les 6 % promis chaque année. Tout va bien.

Scénario défavorable

Le marché s'effondre de 45 % à la mauvaise date. La barrière est franchie. Vous perdez les coupons, et vous pouvez perdre une partie de votre capital initial.

Le rappel anticipé

Beaucoup de produits structurés s'arrêtent avant leur date officielle de fin. Chaque année, à une date prévue, la banque vérifie si l'indice est à un certain niveau. Si oui, elle vous rembourse automatiquement — capital + coupons de l'année en cours.

La durée effective du placement est donc inconnue à la souscription. Un produit prévu pour 8 ans peut être remboursé après 1 an, ou se prolonger jusqu'à 12 ans si l'indice ne remonte pas.

L'argent est bloqué jusqu'à l'échéance

Quand vous souscrivez à un produit structuré, votre argent est en principe indisponible jusqu'à l'échéance. Vous ne pouvez pas le récupérer librement comme sur un livret.

Sortir avant l'échéance

Vous pouvez demander à la banque émettrice de vous racheter le produit. Mais le prix de rachat n'est pas votre capital initial. Il dépend d'un calcul interne que fait la banque ce jour-là — en fonction de l'état du marché, du temps restant, et de sa propre marge.

Ce que ça donne en pratique.

Marc a placé 20 000 € dans un produit structuré en 2023. En 2025, il a besoin de récupérer son argent pour financer des travaux.

Il appelle sa banque. Le prix de rachat ce jour-là est de 17 400 €. Marc perd 2 600 € alors que les marchés n'ont pas du tout baissé.

Pourquoi ? Parce que les "options" qui composent le produit ont perdu de la valeur avec le temps, et la banque prend une marge sur le rachat.

8–12 ansDurée typique d'un produit structuré
–5 % à –15 %Perte potentielle en cas de sortie anticipée
0Marché secondaire libre accessible à l'investisseur

Les frais

Les produits structurés ont une particularité : leurs frais ne sont pas affichés sur une ligne séparée. Ils sont intégrés dans la construction du produit, invisibles à première lecture.

Des frais intégrés dans le produit

Quand vous placez 10 000 €, la banque ne met pas 10 000 € au travail pour vous. Elle prélève d'abord sa marge — appelée marge de structuration — qui peut représenter 2 % à 6 % du montant. Vous ne le voyez pas, mais ça réduit mécaniquement votre rendement réel.

Illustration simplifiée.

Vous placez 10 000 €. La banque prend 4 % de frais intégrés, soit 400 €. En réalité, seulement 9 600 € travaillent pour vous.

Le rendement de 6 % affiché est calculé sur 10 000 €. Votre rendement réel sur ce qui travaille vraiment est légèrement supérieur, mais votre rendement réel sur votre capital total est légèrement inférieur.

Sur 8 ans, 400 € de frais non travaillés représentent environ 0,5 % de rendement annuel "perdu".

À ces frais s'ajoutent, si le produit est logé dans une assurance-vie, les frais annuels du contrat (souvent 0,6 % à 1 % par an). Et si un conseiller vous a vendu le produit, il perçoit une rétrocession — elle aussi intégrée.

Ce que la réglementation impose. Depuis 2018, tous les produits structurés vendus en Europe doivent être accompagnés d'un Document d'Informations Clés (DIC). Ce document de 3 pages contient les scénarios de performance réels, pas seulement le meilleur cas. Lisez-le avant de signer — c'est votre meilleure protection.

Les types de produits structurés

Tous les produits structurés ne fonctionnent pas de la même façon. Voici les quatre familles que vous rencontrerez le plus souvent en France.

1. Les produits à capital garanti

Vous récupérez 100 % de votre mise à l'échéance, quoi qu'il arrive sur les marchés. En contrepartie, le rendement est faible — souvent 2 % à 3 % par an. Ces produits se raréfient depuis 2023, car les conditions de taux ne permettent plus de les construire facilement.

2. Les produits à capital protégé partiellement

Votre capital est protégé à 80 % ou 90 %. Si les marchés s'effondrent, vous pouvez perdre au maximum 10 % à 20 % de votre mise. Le rendement est un peu plus élevé — autour de 4 % à 5 % par an.

3. Les autocalls

Ce sont les plus répandus sur le marché français grand public. Le principe : chaque année, si l'indice de référence est au-dessus d'un certain seuil, vous êtes remboursé automatiquement avec vos coupons. Si ce n'est pas le cas, le produit continue. La durée effective est donc inconnue à la souscription.

Un autocall en 3 lignes.

Produit de 8 ans maximum, avec vérification chaque année au mois de janvier. Si l'indice est à 100 % ou plus de sa valeur de départ : remboursement automatique + 7 % de coupon pour chaque année écoulée. Si l'indice est en dessous : le produit continue jusqu'à l'année suivante.

Résultat possible : remboursement dès l'an 1 (durée effective : 1 an) ou blocage jusqu'à l'an 8 si l'indice ne remonte jamais assez haut.

4. Les produits à effet mémoire

Variante de l'autocall. Si le coupon n'est pas versé une année parce que la condition n'est pas remplie, il n'est pas perdu. Il est "mis en mémoire" et versé plus tard si une condition future est remplie. Mécanisme rassurant sur le papier, mais qui rend le produit encore plus difficile à anticiper.

TypeCapital à l'échéanceRendement potentielRisque principal
Garanti à 100 %Récupéré intégralementFaible (2–3 %/an)Défaut de la banque émettrice
Protégé partiellementProtégé à 80 ou 90 %Moyen (4–5 %/an)Perte jusqu'à 10–20 %
AutocallConditionnel (barrière)Élevé (6–10 %/an)Perte si barrière franchie
Effet mémoireConditionnel (barrière)Élevé (7–12 %/an)Durée et flux très imprévisibles

Fiscalité

Le traitement fiscal d'un produit structuré n'est pas lié au produit lui-même, mais à l'enveloppe dans laquelle il est logé.

En compte-titres ordinaire

Les gains (coupons et plus-values) sont taxés à 30 % au total : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. C'est le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), souvent appelé "flat tax".

En assurance-vie

Enveloppe la plus utilisée pour les produits structurés en France. Tant que vous ne rachetez pas, pas de fiscalité. Après 8 ans, abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule (9 200 € pour un couple), puis imposition à 7,5 % ou 12,8 % selon les montants, hors prélèvements sociaux.

En PEA

Certains produits structurés adossés à des actions européennes peuvent être logés dans un PEA. Après 5 ans, les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu — seuls les prélèvements sociaux (17,2 %) restent dus.

Produits structurés vs SCPI

Ces deux types de placements ciblent souvent le même profil d'investisseur — quelqu'un qui cherche plus que le fonds euros sans investir directement en actions — mais leur fonctionnement est différent.

Le rendement

Dans un produit structuré, le rendement vient d'un pari sur l'évolution de marchés financiers. Dans une SCPI, le rendement vient de loyers réels payés par des locataires dans des immeubles identifiables.

La différence en une phrase.

Produit structuré : "Je vous donne 6 % si la Bourse ne tombe pas trop."

SCPI : "Je vous verse les loyers que perçoit le parc immobilier, après frais de gestion."

La liquidité

Les deux placements sont difficiles à revendre rapidement, mais pour des raisons différentes.

Le produit structuré est bloqué chez la banque émettrice, qui fixe elle-même le prix de rachat. Vous n'avez pas d'autre choix que d'accepter ou de patienter.

La SCPI peut être revendue, mais le délai via la société de gestion peut dépasser 600 jours sur certains fonds. Fin 2025, environ 2,79 milliards d'euros de parts SCPI attendaient en file de retrait selon les données de l'ASPIM.

CritèreProduit structuréSCPI marché primaireSCPI marché secondaire
D'où vient le rendementScénario de marché financierLoyers immobiliers réelsLoyers réels + décote à l'entrée
Est-il visible et lisibleNon — conditionnel et complexeOui — publié chaque trimestreOui — calculable à partir du prix payé
Peut-on sortir rapidementNon — rachat uniquement via la banque, à son prixNon — file d'attente SGP, 600+ jours sur certains fondsOui — généralement 4 à 8 semaines
Les frais sont-ils visiblesNon — intégrés dans la structurePartiellement — frais d'entrée affichésOui — commission 2nd Market + frais notaire détaillés
L'actif est-il tangibleNon — contrat financierOui — immeubles, locataires, bilansOui — mêmes immeubles, prix réduit

Le marché secondaire SCPI

Sur le marché secondaire, le prix d'une part SCPI est négocié entre vendeur et acheteur. Le rendement effectif dépend donc du prix payé, pas du prix de souscription officiel.

Comment fonctionne la décote

Sur le marché secondaire des SCPI, les vendeurs — des associés qui ont besoin de liquidité rapidement — acceptent souvent de vendre leurs parts moins cher que le prix officiel. Les acheteurs profitent de cette décote.

L'effet décote sur le rendement.

Une SCPI verse chaque année 10 € par part à ses associés. Son prix officiel de souscription est 200 €. Rendement affiché : 5 %.

Sur le marché secondaire, un vendeur cède ses parts à 160 € (–20 %).

Vous achetez à 160 €. La SCPI vous verse toujours 10 € par part. Votre rendement effectif : 10 / 160 = 6,25 %.

Même revenu, prix d'entrée réduit. Le dividende ne change pas parce que vous avez acheté moins cher.

Exemple théorique basé sur un dividende constant. Les performances futures d'une SCPI ne sont jamais garanties.

La sécurité juridique

La cession se fait par acte notarié. Un notaire contrôle la transaction, la société de gestion valide le transfert, et les droits d'enregistrement de 5 % s'appliquent à l'acheteur (article 726 du Code général des impôts). C'est une transaction encadrée, pas un marché de gré à gré opaque.

Voir les annonces disponibles sur 2nd Market

Que faire quand le produit arrive à échéance

Un produit structuré a une durée de vie limitée. Quand il arrive à son terme — ou quand il est remboursé par anticipation via le mécanisme autocall — vous récupérez votre capital, augmenté ou non des coupons selon les conditions remplies.

La question qui se pose alors : où réinvestir ce capital ?

Le profil d'un investisseur qui sort d'un produit structuré correspond souvent à celui d'un acheteur naturel sur le marché secondaire des SCPI. Il dispose d'un capital disponible, il cherche un rendement régulier, et il n'a pas forcément envie de revenir sur les marchés financiers après plusieurs années de placement conditionnel.

Un exemple de transition.

Isabelle a placé 40 000 € dans un autocall en 2021. En avril 2026, le produit est remboursé automatiquement après 5 ans. Elle récupère 54 000 € — son capital initial plus les coupons annuels versés.

Elle cherche maintenant un placement qui génère des revenus réguliers sans dépendre d'un scénario de marché. Elle repère sur 2nd Market une SCPI disponible avec une décote de 18 % par rapport au prix de souscription officiel.

Elle investit 40 000 € à prix réduit, conserve 14 000 € de liquidités, et perçoit des revenus trimestriels dès le trimestre suivant le transfert des parts.

Exemple théorique. Les performances futures d'une SCPI ne sont pas garanties.

Trois différences avec le produit structuré

Le prix d'entrée est réduit. Un investisseur qui sort d'un produit structuré avec son capital peut acheter des parts SCPI avec une décote de 10 % à 35 % par rapport au prix officiel — ce qui améliore le rendement d'entrée sans changer la qualité de l'actif sous-jacent.

Le revenu est lisible. Contrairement au coupon conditionnel d'un produit structuré, le dividende SCPI est versé chaque trimestre à partir des loyers réellement perçus. Son montant est publié dans les bulletins trimestriels de la société de gestion.

Il n'y a pas d'échéance imposée. L'investisseur peut conserver ses parts aussi longtemps qu'il le souhaite, ou les revendre sur le marché secondaire si ses besoins évoluent.

Produit structuré → capital récupéré à échéance → achat de parts SCPI sur le marché secondaire → revenus trimestriels sur actif immobilier, à prix réduit, sans durée imposée.

Si vous approchez de l'échéance d'un produit structuré ou venez d'être remboursé, les annonces disponibles sur 2nd Market permettent de comparer les SCPI accessibles, leur prix de marché, et le rendement calculé sur le prix demandé.

Consulter les annonces disponibles

Checklist avant de signer un produit structuré

  1. Lire le Document d'Informations Clés (DIC). Il contient les scénarios de performance réels — pas seulement le meilleur cas. Comparez le scénario "médian" avec le coupon affiché en brochure.
  2. Identifier précisément l'indice de référence. Demandez quelle est l'évolution historique de cet indice sur 10 ans. A-t-il déjà baissé de plus de 40 % sur une longue période ?
  3. Calculer la barrière en euros, pas en pourcentage. Si votre indice vaut 100 aujourd'hui et que la barrière est à –40 %, demandez-vous : à quel niveau a-t-il déjà chuté dans le passé ?
  4. Vérifier la solidité financière de la banque émettrice. En cas de faillite de l'émetteur, votre capital peut être perdu indépendamment de l'indice.
  5. Demander le prix de rachat anticipé théorique. Si vous deviez sortir dans 2 ans, combien récupèreriez-vous ? La banque doit pouvoir vous répondre.
  6. Comparer avec des alternatives à sous-jacent lisible. SCPI, obligations, foncières cotées — des actifs dont vous pouvez comprendre la valeur sans modèle mathématique.

Questions fréquentes

Un produit structuré peut-il me faire perdre tout mon capital ?

Sur les produits à capital partiellement protégé ou conditionnel : oui, vous pouvez perdre une partie de votre mise si l'indice de référence chute fortement. Sur les produits à capital garanti à 100 %, votre mise est protégée — sauf si la banque émettrice fait faillite, auquel cas vous devenez un créancier ordinaire.

La barrière à –40 % protège-t-elle en cas de crise majeure ?

Elle peut sembler large. Mais entre 2007 et 2009, les marchés boursiers mondiaux ont perdu plus de 50 %. En 2020, au pic de la crise Covid, certains indices avaient chuté de 35 % en moins d'un mois. Une barrière à –40 % n'est pas une garantie absolue contre les crises sévères.

Peut-on sortir d'un produit structuré avant l'échéance ?

Oui, techniquement. Mais uniquement en vendant à la banque émettrice, qui fixe elle-même le prix de rachat ce jour-là. Ce prix peut être sensiblement inférieur à votre mise initiale, même si les marchés n'ont pas baissé, parce que la valeur des composantes du produit évolue avec le temps et la volatilité.

Qu'est-ce qu'un autocall ?

Un autocall est un produit structuré qui peut se terminer avant sa date officielle. Chaque année, à une date prévue, la banque vérifie si l'indice de référence est au-dessus d'un certain niveau. Si oui, elle vous rembourse automatiquement avec les coupons dus. Si non, le produit continue jusqu'à la vérification suivante. La durée effective du placement est donc inconnue à la souscription.

Qu'est-ce que le DIC et dois-je vraiment le lire ?

Le DIC est le Document d'Informations Clés, obligatoire depuis 2018 pour tous les produits structurés vendus en Europe. Il tient sur 3 pages et contient les scénarios de performance (favorable, médian, défavorable, stress), le coût total du produit sur sa durée, et le niveau de risque sur une échelle de 1 à 7. C'est le document de référence pour comparer le scénario commercial et les scénarios réels.

Peut-on loger un produit structuré dans une assurance-vie ?

Oui, c'est même la façon la plus fréquente de les détenir en France. Le produit est alors une unité de compte dans votre contrat. Vous bénéficiez de la fiscalité avantageuse de l'assurance-vie, mais vous payez en plus les frais de gestion annuels du contrat (souvent 0,6 % à 1 % par an), en sus des frais intégrés dans le produit lui-même.

Produit structuré et SCPI : peut-on avoir les deux ?

Oui. Ce sont deux types de placements différents qui peuvent coexister dans un portefeuille. La vraie question est de savoir ce que chacun remplit comme rôle : l'un apporte un rendement conditionnel sur les marchés financiers, l'autre apporte des revenus réguliers adossés à de l'immobilier. Le niveau de compréhension et de lisibilité est très différent entre les deux.

La décote sur le marché secondaire SCPI signifie-t-elle que la SCPI est en difficulté ?

Pas nécessairement. La décote reflète avant tout l'urgence du vendeur. Un associé qui a besoin de liquidité rapidement acceptera de vendre moins cher pour être sûr de trouver un acheteur en quelques semaines plutôt que d'attendre 600 jours dans la file de retrait de la société de gestion. La qualité du parc immobilier de la SCPI est un élément séparé à vérifier dans ses bulletins trimestriels.

Comment accéder au marché secondaire des SCPI ?

Via une plateforme spécialisée comme 2nd Market, qui met en relation vendeurs et acheteurs. La transaction se fait par acte notarié. Le transfert des parts intervient généralement en 4 à 8 semaines après l'offre acceptée.

Quels risques subsistent pour l'acheteur de parts SCPI sur le marché secondaire ?

Comme pour toute SCPI : risque de baisse des dividendes si les loyers perçus diminuent, risque de vacance locative, risque de baisse de la valeur des parts à long terme. La décote à l'achat offre une marge de sécurité sur le prix d'entrée, mais ne protège pas contre les risques opérationnels de la SCPI elle-même. Le capital n'est pas garanti.

Pour aller plus loin

Avertissement légal. Les informations publiées dans cet article ont une vocation informative et pédagogique. Elles ne constituent ni un conseil en investissement, ni une recommandation d'achat ou de vente, ni un conseil fiscal personnalisé. 2nd Market est une plateforme de mise en relation entre investisseurs pour la revente de parts de SCPI sur le marché secondaire de gré à gré. 2nd Market n'est ni conseiller en investissements financiers (CIF), ni société de gestion de portefeuille, ni conseiller en gestion de patrimoine (CGP). L'investissement en parts de SCPI et en produits structurés présente un risque de perte en capital et un risque de liquidité. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Consultez un professionnel habilité avant toute décision d'investissement.

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