Accueil
Actualités
Autres

IFI 2026, Exit Tax, LMNP : ce que le PLF 2026 change pour votre patrimoine

IFI 2026, Exit Tax, LMNP : ce que le PLF 2026 change pour votre patrimoine

Alerte Marché Temps Réel

Recevez un email dès qu'une opportunité est en ligne.

✅ C'est noté !
❌ Erreur.

IFI 2026, Exit Tax 15 ans, LMNP : ce que le PLF 2026 change pour votre patrimoine

Le Projet de Loi de Finances 2026 a fait naître l'idée d'un Impôt sur la Fortune Improductive (IFI‑I) à taux unique de 1 %, visant les fonds euros, les cryptoactifs et certains biens de jouissance. Après navette, passage au Sénat et recours au 49.3, cette réforme de l'IFI n'a finalement pas été retenue. En revanche, plusieurs mesures patrimoniales structurantes sont confirmées : Exit Tax à 15 ans, taxe holdings de luxe à 20 %, gel partiel du barème de l'IR, ajustements LMNP et pression accrue sur certains montages immobiliers.

Dernière mise à jour : 10 février 2026 – Statut : IFI immobilier maintenu (barème 0,5–1,5 %, seuil 1,3 M€), IFI‑I abandonné, autres mesures patrimoniales 2026 en vigueur.

Patrimoines ≥ 1,3 M€ : 5 points à surveiller en 2026

  • IFI « improductif » abandonné : pas de nouvel impôt à 1 % sur fonds euros, cryptos et liquidités.
  • IFI immobilier maintenu : barème 0,5–1,5 % et seuil 1,3 M€ inchangés (en débat pour un relèvement, mais non acté à ce stade).
  • Exit Tax : retour à un délai de 15 ans pour l'exonération des plus‑values latentes lors d'un départ fiscal.
  • Holdings : taxe ciblée à 20 % sur certains biens de luxe logés en holdings.
  • Location, LMNP, niches : débat nourri, avec assouplissements ciblés sur la location nue et une mise sous pression de certains schémas LMNP.

Simulateur IFI 2026 et outils patrimoniaux

Estimez l'impact des mesures PLF 2026 sur votre situation : IFI, démembrement, SCPI en assurance-vie.

Simulateur IFI Démembrement SCPI en assurance‑vie Tous les simulateurs

Impact budgétaire : un effort patrimonial sans nouvel IFI

Mesure Rendement annuel estimé Public ciblé
IFI-I (scénario initial, non retenu) ≈ 4,4 Md€ (projection) ≈ 200 000 foyers les plus fortunés
IFI immobilier « classique » ≈ 2,2 Md€ ≈ 180–190 000 foyers
Gel (partiel) du barème IR ≈ 2,2 Md€ Classe moyenne supérieure et hauts revenus
Exit Tax – retour 15 ans ≈ 70 M€ Environ 500 départs/an de contribuables fortunés
Taxe holdings luxe Rendement plus modeste, mais très concentré Groupes familiaux avec yachts, résidences de prestige, art… en holding
Effort patrimonial global (hors IFI-I) Plusieurs Md€ Patrimoines et hauts revenus

Le renoncement à l'IFI‑I ne signifie pas statu quo : l'effort fiscal se déplace vers l'IR, l'Exit Tax, certains montages immobiliers et les biens de luxe.

IFI‑I : du vote symbolique à l'abandon

Ce que prévoyait l'IFI « improductif »

En première lecture, l'Assemblée nationale avait voté la transformation de l'IFI en « impôt sur la fortune improductive », sur la base d'un amendement porté par Jean‑Paul Mattei et largement remanié. L'idée : taxer à 1 % les actifs considérés comme peu utiles à l'économie (immobilier de jouissance, fonds euros, cryptoactifs, biens somptuaires), au‑delà de 1,3 M€ de patrimoine net improductif.

Pourquoi l'IFI‑I ne verra pas le jour en 2026

Entre le coût politique, les critiques sur la complexité technique et la crainte d'un signal négatif pour l'épargne, le gouvernement a renoncé à intégrer l'IFI‑I dans la version finale du PLF 2026 portée par le 49.3. L'IFI reste un impôt immobilier, sans extension automatique aux autres classes d'actifs.

IFI 2026 : ce qui s'applique réellement

Élément Scénario IFI‑I (théorique) Régime réel 2026
Type d'impôt IFI‑I sur actifs « improductifs » (1 % flat) IFI immobilier uniquement
Assiette Immobilier, biens de luxe, cryptos, fonds euros, liquidités… Immobilier (direct ou via sociétés/SCPI/SCI) uniquement
Barème Taux unique 1 % Barème progressif 0,5–1,5 %
Seuil 1,3 M€ de patrimoine improductif 1,3 M€ de patrimoine immobilier net
Calendrier Entrée en vigueur au 1er janvier 2026 (scénario) IFI inchangé ; réflexion possible pour des réformes ultérieures

Les simulations IFI‑I restent utiles pour illustrer les ordres de grandeur, mais il s'agit désormais d'un scénario « what if », pas du droit positif.

Assiette patrimoniale : immobilier, biens de luxe, liquidités, cryptos

Immobilier : toujours le cœur de l'IFI

En 2026, l'IFI continue de taxer la valeur nette des biens et droits immobiliers (directement détenus ou via sociétés et SCPI), après prise en compte des dettes admissibles et de l'abattement de 30 % sur la résidence principale.

Immobilier pris en compte

  • Résidences secondaires et immeubles de jouissance.
  • Immobilier locatif (nu ou meublé) de longue durée.
  • Parts de SCI, SCPI, OPCI investies en immobilier.

Immobilier exonéré ou atténué

  • Immobilier professionnel affecté à une activité opérationnelle (sous conditions).
  • Résidence principale : abattement de 30 % sur la valeur vénale.
  • Certaines situations spécifiques (baux ruraux, etc.).

Biens de luxe : bascule progressive vers la taxe holdings plutôt que l'IFI‑I

Les biens somptuaires (yachts, art, voitures de collection…) n'intègrent finalement pas une nouvelle assiette IFI‑I en direct. La pression fiscale se concentre sur les holdings qui en détiennent une masse significative, via la taxe à 20 % ciblée sur ces actifs.

Assurance‑vie : fonds euros finalement épargnés

Du « fonds euros improductif »… à la sortie du texte final

Le projet d'IFI‑I visait clairement les fonds euros considérés comme une « réserve improductive ». En sortie de navette et après 49.3, la fiscalisation patrimoniale des fonds euros n'est pas retenue. L'assurance‑vie conserve donc son statut de poche patrimoniale hors IFI (hors supports immobiliers déjà pris en compte).

Conséquences pour les épargnants

  • Aucune nouvelle imposition IFI spécifique sur les encours en fonds euros en 2026.
  • Les arbitrages fonds euros → UC redeviennent purement financiers (rendement/risque/horizon), non imposés par une urgence fiscale.
  • Les supports immobiliers en UC (SCPI, OPCI) restent à analyser au regard de l'IFI immobilier, comme auparavant.
Scénario IFI‑I (théorique)

Contrat : 800 000 € en fonds euros.

Patrimoine immobilier : 600 000 €.

Base patrimoniale IFI‑I : 1 400 000 €.

Impôt : (1 400k – 1 300k) × 1 % = 1 000 €.

Réalité 2026

Contrat : 800 000 € en fonds euros.

Patrimoine immobilier : 600 000 €.

Base IFI : 600 000 € (sauf cas particuliers).

Impôt : déterminé uniquement par le barème IFI classique.

L'assurance‑vie reste un outil clé d'optimisation patrimoniale, mais les questions à se poser se recentrent sur la diversification, la liquidité et le couple rendement/risque.

Cryptoactifs et Exit Tax crypto : pas d'impôt patrimonial annuel en 2026

Une première taxation patrimoniale repoussée

Le PLF 2026 envisageait, via l'IFI‑I, une taxation annuelle de la valeur des cryptoactifs au 1er janvier, en plus de la flat tax sur les plus‑values. Cette mesure, très symbolique pour l'écosystème, ne figure pas dans la loi définitive.

Cadre 2026 pour les investisseurs crypto

  • Pas d'IFI spécifique sur les portefeuilles de cryptomonnaies, stablecoins ou NFT.
  • Fiscalité concentrée sur les plus‑values de cession (PFU ou régime optionnel), et sur les revenus éventuels (staking, lending…).
  • Maintien des obligations déclaratives sur les comptes d'actifs numériques à l'étranger.

Exit Tax et cryptoactifs : quel impact en pratique ?

L'Exit Tax à 15 ans concerne les plus‑values latentes sur titres lors d'un départ fiscal. Les cryptoactifs ne sont pas des « titres » au sens du dispositif actuel, mais le sujet reste surveillé. En l'état, un contribuable quittant la France avec un portefeuille crypto significatif n'est pas soumis à l'Exit Tax sur ces actifs — la taxation intervient uniquement au moment de la cession effective, au PFU ou au barème progressif selon l'option retenue.

Le risque principal reste la volatilité et la gestion du cash nécessaire pour payer la flat tax en cas de cession gagnante, plus qu'un impôt patrimonial récurrent.

Taxe sur les holdings : ciblage des biens somptuaires

La trajectoire de la taxe sur les holdings est révélatrice : d'une idée large visant trésorerie et portefeuilles financiers, le dispositif a été resserré sur les biens de luxe logés dans ces structures, tout en renforçant spectaculairement le taux.

Projet initial

Taux : 2 % par an.

Assiette :

  • Liquidités dormantes.
  • Portefeuilles actions/obligations.
  • Titres financiers divers.
  • Immeubles non professionnels.

Seuils : actifs ≥ 5 M€, détention ≥ 33,33 %.

Version adoptée

Taux : 20 % par an.

Assiette : biens somptuaires en holding.

  • Yachts, bateaux de plaisance.
  • Véhicules de luxe non professionnels.
  • Œuvres d'art, bijoux.
  • Biens de chasse/pêche.
  • Résidences et logements de prestige.

Seuils : actifs ≥ 5 M€, détention ≥ 50 %.

Conséquences pratiques

  • Trésorerie, portefeuilles et actifs financiers usuels exonérés : les holdings familiales sans luxe ostentatoire sont moins visées.
  • Taxe très punitive sur le luxe : 20 % par an sur un yacht de 2 M€ = 400 000 € d'impôt annuel pour la holding concernée.
  • Non‑déductibilité à l'IS : renchérit fortement le coût de détention de ces biens en structure.

Exit Tax PLF 2026 : retour à un délai de 15 ans

Un amendement au PLF 2026 revient à la logique d'avant 2019 : la période de latence avant exonération totale des plus‑values latentes repasse à 15 ans, quel que soit le niveau de patrimoine, avec un seuil de déclenchement autour de 1,3 M€ de titres transférés.

Avant / après la réforme

Critère Avant 2026 (depuis 2019) À partir de 2026
Délai de conservation des titres 2 ou 5 ans selon le niveau de titres 15 ans pour tous
Dégrèvement Exit Tax Après 2–5 ans Après 15 ans de détention
Seuil de déclenchement Valeur globale des titres ≥ 800 k€ ou 2,57 M€ (selon cas) Seuil harmonisé autour de 1,3 M€ envisagé
Objectif Assouplissement (2019) Lutte renforcée contre l'exil fiscal

Exemple de cas type

Situation : entrepreneur quittant la France en 2026 avec 10 M€ de plus‑values latentes sur titres.

  • Exit Tax due : 10 M€ × 30 % (PFU) = 3 M€.
  • Délai pour dégrèvement : 15 ans de conservation des titres.
  • Si cession avant 15 ans : les 3 M€ deviennent définitivement dus.
  • Paiement différé : possible sous conditions (garanties bancaires, etc.).

Ce retour à 15 ans impose de planifier les projets d'expatriation et de cession bien plus en amont, avec simulations à l'appui.

Gel du barème de l'impôt sur le revenu : qui paie plus en 2026 ?

Le PLF 2026 joue beaucoup sur une « hausse discrète » : l'absence ou la limitation de l'indexation du barème sur l'inflation entraîne une progression de l'impôt, même à revenu réel constant.

Effets principaux

  • ≈ 200 000 nouveaux ménages imposables à l'IR, qui étaient juste en dessous du seuil.
  • Augmentation de l'impôt pour des millions de foyers déjà imposés.
  • Recette estimée autour de 2,2 Md€.

Mécanisme d'assouplissement partiel

Une mesure corrige légèrement l'effet de seuil en revalorisant la première tranche, afin d'éviter que des foyers modestes deviennent imposables uniquement à cause du gel.

Illustration chiffrée simplifiée

Revenu imposable IR 2025 IR 2026 (gel total) IR 2026 (avec assouplissement)
30 000 € 1 200 € 1 260 € 1 230 €
50 000 € 4 800 € 5 040 € 4 920 €
100 000 € 18 500 € 19 350 € 19 100 €

LMNP, location nue et meublés touristiques : lignes de force 2026

LMNP : de la menace d'extinction à un compromis

Un moment de la discussion a envisagé la suppression pure et simple du statut LMNP (amortissements, micro‑BIC 50 %, etc.). Au final, les arbitrages sont plus graduels : le régime n'est pas supprimé, mais il est encadré et mis en concurrence fiscale avec une location nue légèrement revalorisée.

Location nue : micro‑foncier plus attractif

Le relèvement de l'abattement micro‑foncier de 30 % à 50 % améliore le traitement des petits bailleurs en location nue.

2025 – Location nue

Loyers annuels : 15 000 €.

Abattement : 30 % (4 500 €).

Base imposable : 10 500 €.

IR (TMI 30 %) : 3 150 €.

2026 – Location nue

Loyers annuels : 15 000 €.

Abattement : 50 % (7 500 €).

Base imposable : 7 500 €.

IR (TMI 30 %) : 2 250 €.

Économie : 900 € par an sur cet exemple.

Meublés touristiques

Les meublés touristiques (Airbnb, saisonnier) font l'objet d'un rapprochement progressif avec la fiscalité de la location nue, en particulier via la réduction des écarts d'abattement et un durcissement local possible. Le LMNP reste praticable, mais beaucoup moins « turbo‑optimisé » qu'il ne l'a été.

SCPI : productivité, IFI et arbitrages 2026

Des critères de « productivité » sans IFI‑I, mais très utiles en pratique

Le débat autour de l'IFI‑I a mis sur la table des critères de qualité pour les SCPI (TOF, DPE, durée des baux, label ISR…). Même si ces critères n'alimentent pas une nouvelle taxe en 2026, ils restent centraux pour piloter un portefeuille de SCPI dans un marché chahuté.

Critère Zone de confort (indicative) Lecture pour un associé
TOF (taux d'occupation financier) ≥ 95 % SCPI bien louée, peu de vacance, flux de loyers plus prévisibles.
DPE moyen C/D ou mieux Moins de risque de décote verte et de CAPEX massifs à court terme.
Durée résiduelle des baux ≥ 4 ans en moyenne Visibilité meilleure sur les revenus futurs.
Diversification sectorielle Bureaux < 50 %, santé/logistique/commerce en équilibre Risque macro‑sectoriel mieux réparti.
Label ISR / ESG Label présent ou démarche claire Atout de marché, notamment pour les institutionnels.

SCPI et IFI en 2026

  • Les parts de SCPI restent intégrées dans l'assiette IFI au prorata de la fraction immobilière, comme par le passé.
  • Aucune surtaxe spécifique « improductive » n'est appliquée en 2026 : un associé n'est pas davantage taxé parce que le TOF chute, mais son rendement net, lui, recule.
  • L'enjeu devient : arbitrer entre conserver des SCPI fragilisées (vacance, DPE, file d'attente) ou vendre via le marché secondaire, en acceptant une décote.

Sur 2nd Market, vous pouvez comparer les SCPI (décote, TOF, secteur, ISR…) et simuler des ventes gré à gré avant de décider d'un arbitrage.

Stratégies d'optimisation dans le cadre réel 2026

Ce qui suit n'est pas un conseil personnalisé, mais une grille de lecture pour vos rendez‑vous avec notaire, CGP, avocat fiscaliste ou expert‑comptable.

Patrimoines ≥ 1,3 M€ (IFI + IR + Exit Tax)

  1. Cartographier le patrimoine « pierre » vs « financier » : estimer l'IFI, repérer les actifs peu rentables (immobilier ancien, SCPI fragiles) vs actifs porteurs.
  2. Revoir l'allocation immobilière : arbitrages progressifs de certains biens locatifs peu rentables ou très gourmands en travaux vers des supports plus productifs.
  3. Utiliser le démembrement (immobilier, SCPI) : donation de nue‑propriété avec réserve d'usufruit pour réduire l'IFI, en conservant les revenus.
  4. Sécuriser l'Exit Tax pour les candidats à l'expatriation : simulations multi‑scénarios (date de cession, valorisation, besoin de cash).

Holdings avec biens de luxe

  1. Arbitrer la détention de biens somptuaires : vendre, sortir de la holding ou assumer un coût fiscal très élevé.
  2. Documenter la frontière « pro / perso » : éviter que des actifs justifiés dans l'activité soient requalifiés en biens de confort.

Investisseurs immobiliers et LMNP

  1. Comparer LMNP vs location nue : prendre en compte le nouvel abattement micro‑foncier et les contraintes LMNP (amortissements, compta, plafonds).
  2. Anticiper les normes énergétiques : prioriser les budgets travaux sur les biens DPE E/F/G pour sécuriser revenus et valeur.

Épargnants avec assurance‑vie et cryptos

  1. Assurance‑vie : arbitrer fonds euros / UC pour des raisons de rendement et de risque, non par crainte d'un IFI‑I immédiat.
  2. Cryptoactifs : calibrer l'exposition pour éviter une concentration excessive dans un actif très volatil, et structurer la fiscalité des plus‑values (timing des ventes, enveloppes…).

Calendrier parlementaire et rôle du 49.3

Une loi de finances sous haute tension

Le PLF 2026 a connu un grand nombre d'amendements, un parcours heurté entre Assemblée et Sénat, et un risque réel de blocage. Le recours à l'article 49.3 a permis l'adoption du texte, au prix de l'abandon de certaines mesures emblématiques comme l'IFI‑I.

Automne 2025

Examen du PLF 2026, vote à l'Assemblée d'un amendement transformant l'IFI en IFI‑I.

Novembre–décembre 2025

Aller‑retour avec le Sénat, critiques techniques et politiques sur l'IFI‑I, débats sur l'assiette et le seuil.

Fin 2025

Recours au 49.3 pour adopter le PLF 2026 avec un compromis : maintien IFI immobilier, renoncement à l'IFI‑I, validation d'autres mesures patrimoniales.

1er janvier 2026

Entrée en vigueur des dispositions retenues : IFI immobilier, Exit Tax 15 ans, taxe holdings luxe, ajustements IR et LMNP.

IFI 2025/2026 vs scénario IFI‑I : tableau mémo

Critère IFI 2025 / 2026 (en vigueur) IFI‑I (scénario abandonné)
Nom Impôt sur la Fortune Immobilière Impôt sur la Fortune Improductive
Assiette Immobilier (direct, SCPI, SCI, OPCI immobiliers) Immobilier, biens somptuaires, cryptoactifs, fonds euros, liquidités…
Seuil 1,3 M€ de patrimoine net immobilier 1,3 M€ de patrimoine net « improductif »
Barème Progressif 0,5–1,5 % Taux unique 1 %
Résidence principale Abattement de 30 % Exonération envisagée jusqu'à 1 M€
Assurance‑vie Hors IFI (hors supports immobiliers déjà visés) Fonds euros taxés, UC exonérées
Cryptoactifs Hors IFI Intégrés dans l'assiette patrimoniale IFI‑I
Rendement annuel estimé ≈ 2,2 Md€ ≈ 4,4 Md€ (objectif)
Statut 2026 En vigueur, socle de la fiscalité patrimoine Non appliqué, possible source d'inspiration pour des réformes futures

FAQ : IFI 2026, barème, seuil, Exit Tax et simulateur

Quel est le seuil de l'IFI en 2026 ?

Le seuil de l'IFI reste fixé à 1,3 M€ de patrimoine immobilier net taxable en 2026. Ce seuil n'a pas été modifié par le PLF 2026. Vous êtes imposable à l'IFI si la valeur nette de vos biens et droits immobiliers (après abattement de 30 % sur la résidence principale et déduction des dettes admissibles) dépasse 1 300 000 €.

Quel est le barème de l'IFI en 2026 ?

Le barème de l'IFI 2026 est inchangé par rapport à 2025. Il comporte six tranches progressives :

Tranche de patrimoine net taxable Taux
Jusqu'à 800 000 €0 %
De 800 001 € à 1 300 000 €0,50 %
De 1 300 001 € à 2 570 000 €0,70 %
De 2 570 001 € à 5 000 000 €1,00 %
De 5 000 001 € à 10 000 000 €1,25 %
Au-delà de 10 000 000 €1,50 %

Le seuil d'imposition est à 1,3 M€, mais le calcul de l'impôt démarre à 800 000 € (mécanisme de décote entre 1,3 M€ et 1,4 M€).

Existe-t-il un simulateur IFI 2026 ?

Oui. 2nd Market met à disposition un simulateur IFI et démembrement en libre accès. Il permet d'estimer votre IFI en fonction de votre patrimoine immobilier, de simuler l'impact d'un démembrement de propriété (SCPI ou immobilier en direct) et de comparer les scénarios avant/après arbitrage. Ce simulateur ne constitue pas un conseil personnalisé.

Quand déclarer l'IFI en 2026 ?

La déclaration IFI 2026 (portant sur le patrimoine au 1er janvier 2026) s'effectue en même temps que la déclaration de revenus, généralement entre avril et juin 2026. Le calendrier exact dépend de votre département de résidence. Les dates sont publiées chaque année par la DGFiP sur impots.gouv.fr.

L'Exit Tax s'applique-t-elle aux cryptomonnaies ?

En l'état actuel du droit, l'Exit Tax vise les plus-values latentes sur titres de sociétés, droits sociaux et valeurs mobilières. Les cryptoactifs ne sont pas considérés comme des « titres » au sens du dispositif. Un contribuable quittant la France avec un portefeuille crypto significatif n'est donc pas soumis à l'Exit Tax sur ces actifs — la taxation intervient au moment de la cession effective. Ce point reste néanmoins surveillé par l'administration fiscale.

Le PLF 2026 a-t-il modifié l'IFI ?

Non. Le projet d'IFI « improductif » (IFI-I), qui prévoyait d'étendre l'assiette aux fonds euros, cryptoactifs et biens somptuaires avec un taux unique de 1 %, a été abandonné lors du recours au 49.3. L'IFI reste un impôt sur le patrimoine immobilier, avec le même barème progressif (0,5–1,5 %) et le même seuil (1,3 M€) qu'en 2025.

Avertissement légal – Cet article présente les principales mesures du PLF 2026 et la situation de l'IFI en 2026. Les textes et leurs décrets d'application peuvent évoluer dans les prochaines lois de finances. Les éléments ci‑dessus sont fournis à titre informatif et général. Ils ne tiennent pas compte de votre situation personnelle, de vos objectifs ni de votre tolérance au risque. 2nd Market n'est ni conseiller en gestion de patrimoine ni société de gestion. Aucune recommandation personnalisée n'est formulée. Les parts de SCPI présentent un risque de perte en capital et un risque de liquidité. Pour toute décision, rapprochez‑vous de vos conseils habituels (notaire, avocat fiscaliste, expert‑comptable, CGP).

À bientôt, l'équipe de 2nd Market.

⚡ Alerte Marché Secondaire

Soyez le premier sur les opportunités

Les meilleures parts partent vite. Nous scannons le marché en temps réel pour vous. Recevez un email dès qu'une opportunité est publiée.

🚀 Instantané Notification immédiate
👀 Surveillance 24/7 On veille pour vous
💎 Exhaustif 100% des offres SCPI
✅ Veille activée !
❌ Erreur.